Pour le weekend de 3 jours

Un récent article publié sur le NYmag reprend les avantages que l'on retire d'un weekend de 3 jours au lieu de deux. Diminuer la semaine de travail en la faisant passer de 5 à 4 jours ? Ce que j'en pense :
J'opte pour une vie plus saine : pas sûre que les trois jours de weekend soient vraiment l'occasion de faire plus de sport ni de manger plus équilibré, mais plutôt au contraire de proposer plus de moments propices aux dîners et apéros entre amis, en famille ou en couple. Vin, raclette – vive l'automne, le vent et les températures plus fraîches - , latte à la cannelle accompagné d'un délicieux cookie aux smarties en direct du Café de la Presse, etc. Pour l'aspect diététique, on repassera.
Je dors plus : plus de navette boulot/maison ni de réveil lors de ce 3ème jour qui change de camp. Avec un jour supplémentaire pour se relaxer, voir le dernier Poelvoorde, papoter ou débattre, commencer un nouveau roman sous le plaid fraîchement sorti du placard, je comprend bien qu'on soit plus détendu.
Je limite mon côté #jesuisunboulet : être moins fatigué permet de moins mélanger les émotions. Les miennes mais aussi celles de mes proches. On prend plus de recul, le temps de lire et comprendre les émotions des copains. À moi le bon feeling et adieu les prises de tête avec Loulou entraînées par la fatigue du train-train quotidien, les yeux cernés qui lancent des étincelles.
Je suis plus efficace au travail : on n'aurait plus « que » quatre jours pour pester contre ce job qui nous oblige à rester assis derrière un écran (ou deux ou trois) de 8h à 17h30 chaque jour – non, les meetings ne comptent pas, merci les powerpoint mais bien essayé ? Ça me va plutôt très bien en réalité !
Rêvons de ce monde où les weekends de trois jours seraient la norme et non l'exception propre à la Syllicon Valley. Où la flexibilité dans le travail serait plus qu'un concept. Où les collègues cesseraient de me raconter leurs problèmes. Où on verrait les managers ailleurs que dans les salles de réunion. Où le marchand de glace serait remplacé par un barrista à espresso ambulant en automne, par le département Cadeaux de Marks and Spencer en hiver et par un fleuriste au printemps.